LA PRATIQUE MUSICALE AMATEUR

A L'attention des parents de jeunes élèves

 

DEBUTER


   Contrairement à une idée reçue, l’apprentissage de la guitare n’est pas facile, même pour arriver à des résultats simples. Cette image vient du fait que beaucoup de gens « grattent » la guitare, mais au vu du nombre d’années depuis lequel ils le font, ce n’est pas toujours glorieux.

   Le début de l’apprentissage, particulièrement, n’est pas facile : pour produire une note, il faut faire intervenir les deux mains et cette note, ne sonnera pas forcément bien, contrairement au piano où une seule main suffit pour jouer une note et où cette note sonnera immédiatement bien et se prolongera avec un joli son. Attention, il reste bien sûr le principal : que ce soit la bonne note et qu’elle soit jouée au bon moment…

   Par contre au bout de quelques années, la guitare moderne étant un instrument de « clichés », de « formules » on appliquera facilement ces « formules » apprises, à d’autres morceaux et on prendra une liberté, plus difficile à acquérir sur un instrument comme le piano. Bien sûr à haut niveau tout instrument est difficile, même le triangle, car ce n’est pas l’instrument qui est difficile, c’est la musique (le rythme, le sens de la mesure, le sens du tempo, la musicalité…).

 

LES BASES


   Se pose la question de la qualité des bases. Il y a un milieu entre un apprentissage de conservatoire avec ses années de solfège et d’exercices et le fait de vouloir jouer, au bout de quelques mois un morceau de AC/DC, des Red Hot Chili Peppers ou de Stevie Wonder, même simplifié (on peut simplifier une partie instrumentale, mais pas la musique…). Il faut savoir que pour un débutant, jouer quelques notes qui ressemblent à l’introduction d’un morceau procède d’un « trajet de quelques mètres » alors que jouer ce même morceau, en rythme, à la bonne vitesse, du début à la fin et que cela sonne bien, relève plutôt d’un « trajet d’un kilomètre ».

   Les bases doivent apprises au fur et à mesure, dans le bon ordre. Tant qu’une notion n’est pas comprise, réalisée et assimilée, on ne peut pas étudier la suivante. Si l'on n’a pas assimilé les croches, on ne va pas apprendre les double-croches… Par contre, chaque nouvelle notion, assimilée ouvrira la porte à une nouvelle technique, permettant de jouer de nombreux nouveaux morceaux. Des techniques très simples peuvent s’acquérir très rapidement, même en un mois, mais il faut comprendre qu’elles ouvrent la porte à un morceau très simple, mais bien joué. Il faut, les premiers temps chercher de la satisfaction dans ceux-ci.

   Un morceau « simple » comme « Come as you are » de Nirvana, que tout le monde « joue », demande déjà certaines techniques et un niveau rythmique qui ne peuvent pas être acquis en une année si ce n’est en deux ans, si on veut le jouer comme dit plus haut (en rythme, à la bonne vitesse, du début à la fin et que cela sonne bien). Bien sûr on peut « forcer » un peu la chose, bricoler, mais les techniques ne seront pas comprises ni acquises et donc pas applicables à d’autres morceaux, à quoi cela sert-il ? Dans l’apprentissage, le morceau ne doit être qu’un support à des techniques, le but n’est pas d’apprendre à jouer quelques morceaux mais à jouer de la guitare. Dans les musiques actuelles sauf quelques styles extrêmes, peu de choses sont très difficiles techniquement et donc quasiment tous les morceaux sont accessibles, avec le temps, à un amateur sérieux.

Pour les élèves non-débutants, il est nécessaire de reprendre (rapidement) les bases, pour en corriger les gros défauts mais également pour comprendre ce que l’on fait, car on peut faire les choses bien mais sans les comprendre et ainsi refaire la même chose mal sur un autre morceau.


L’ENTRAINEMENT


   L’apprentissage d’un instrument requiert un travail personnel en dehors des cours. En outre, ce travail ne sera efficace qu’à certaines conditions :

 - Le travail doit être très régulier, sans un minimum de 15 minutes d’entrainement tous les jours , cela ne vaut pas la peine, il ne faut pas s’attendre à des résultats intéressants; mais même avec 45 minutes tous les 3 jours, non plus, la régularité est indispensable… Avec 15 minutes journalières, on avance doucement, avec 30 minutes journalières, on avance déjà vraiment.

  - Le travail doit être très précis, en s’entrainant avec les mauvais doigtés ou le mauvais rythme, quand on reprend les bons, il faut déjà se débarrasser du mauvais réflexe acquis, cela rend la chose plus difficile et engendre une perte de temps importante.

LA PROGRESSION


   Pour bien progresser, il y a des « pièges » à éviter : par exemple prendre l’habitude d’avancer lentement, de rester chaque fois  longtemps sur un même morceau ; la progression sera trop lente et on se lassera à un moment ou à un autre. Certains élèves « s’énervent » (contre eux-mêmes…) au bout de 2 ou 3 semaines sur un même morceau et le finissent, d’autres prennent l’habitude et peuvent rester plusieurs mois sur un même morceau. Autre piège, vivre sur ses acquis, comme expliqué ci-dessus chaque nouvelle technique acquise, ouvre la porte à de nombreux morceaux. On peut à un moment ne plus acquérir de nouvelles techniques et travailler uniquement ce que les techniques acquises permettent et l’on perd ainsi l’habitude d’un certain effort que requiert l’acquisition de nouvelles techniques et quand vient l’envie d’avancer, le redémarrage est difficile.

   Il est une croyance chez beaucoup d’instrumentistes que si l’on travaille, on peut arriver à jouer n’importe quel morceau ; à tous les points de vues (technique, musical…), ceci est complètement faux. On a un niveau, on peut jouer des morceaux de ce niveau, bien sûr des morceaux en dessous de ce niveau et puis des morceaux un peu au-dessus en travaillant beaucoup et intelligemment mais pas d’un niveau beaucoup supérieur, même en y passant des dizaines et des dizaines d’heures…

   L’important est que, ce que l’on joue soit bien joué : même avec un petit niveau, si vous jouez avec un bon musicien, celui-ci jugera sur la qualité et la musicalité et non la difficulté de ce que vous jouez. Si vous faites quelque chose de bien joué, même simple, il aura plaisir à jouer avec vous, si vous jouez quelque chose de compliqué, mais mal joué, il ne jouera pas longtemps avec vous…

   Pour arriver à cette progressivité, nous travaillerons sur un programme de morceaux connus, mais à tous les moments de votre apprentissage, nous sommes ouverts à lui faire jouer le morceau qu'il désire : du "Petit bonhomme en mousse" à du Trash-Heavy-hardcore-Destructor-Metal SI IL EN A LE NIVEAU, ceci surtout au niveau rythmique mais également au niveau "vélocité", vitesse, il faut pouvoir arriver quasiment à la vitesse normale d'exécution avec qualité d'exécution. Attention, si on en est aux rondes, blanches et noires, cela n'ouvre pas la porte à grand-chose...


LA THEORIE


  La théorie peut paraitre rébarbative, mais un minimum est nécessaire pour comprendre et pouvoir réutiliser certaines connaissances (accords...) et ce minimum de temps passé à comprendre les choses, pourra lui faire gagner beaucoup plus de temps plus tard…

  Il retrouvera toute la théorie vue pendant les cours, et beaucoup plus, sur le site pédagogique questionguitare.fr. C’est à lui, à chaque nouvelle notion rencontrée dans le cours, d’aller la revoir et d’en chercher peut-être même plus d’information dans ce site, une aide de votre part pourra être là, très utile.


LA MOTIVATION


   Il faut que la famille s’intéresse de près à la progression de l’enfant, qu'elle mette en valeur ce qu’il fait, pour que, comme dit précédemment, il trouve de la motivation déjà dans ce qu’il sait faire, et pas, comme beaucoup, toujours dans le morceau suivant…

   Faites-le jouer devant vous les morceaux qu’il connait déjà, même si il n’en connait qu’un, et puis ensuite devant la famille, même si c’est  le plusieurs fois le même, Michel Fugain a dû jouer « c’est un beau roman…» à plusieurs milliers de concerts. S’il refuse, insistez un peu, la plupart du temps ils n’osent pas, mais en meurent d’envie.

  Il faut également l’aider à prendre la motivation autour de lui, par exemple même si il ne joue pas encore aux concerts de l’école, qu’il vienne voir les autres élèves jouer, quoi de mieux que de voir à quoi les autres élèves aboutissent ? Si vous connaissez des musiciens, allez le mettre dans l’ambiance, la musique, c’est du « live ». La plupart des « vocations » (amateurs) viennent de l’entourage.

   Quand il aura acquis les premières bases, au bout de 6 mois ou un an, s’il avance bien, essayez déjà de le faire jouer un peu avec des connaissances à vous qui  jouent un peu de musique, mais attention, qu’il joue ce qu’il sait faire, il ne faut pas vouloir aller trop vite, il faut que la personne s'adapte à lui.


CONCLUSIONS


  Avec de bonnes bases, on peut vous promettre que, tant qu’il travaillera son instrument, il progressera, ce qui n’est pas le cas en autodidacte ou avec de mauvaises bases où l’on peut rester souvent coincé, ne plus progresser, c’est bien pour cela que beaucoup viennent prendre ou reprendre des cours après de nombreuses années de pratique.

  Il faut un peu de patience, on dit souvent aux élèves, que se sera un peu plus long qu’ils le pensent, mais qu’ils iront beaucoup plus loin qu’ils le pensent…

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